Petit guide de survie sur une planète de dualité, de peur et d’amnésie spirituelle

Petit guide de survie sur une planète de dualité, de peur et d’amnésie spirituelle

Durant nos premières années de vie sur terre, la plupart d’entre nous oublient même les vagues souvenirs d’être plus que ce corps et cet esprit humain. Si nous portions encore des images ou des impressions venant d’autres vies et même d’autres endroits dans l’univers, elles s’estompent aussi. Vers la fin de l’enfance, nous sommes habituellement immergés à plein dans le jeu de la vie humaine et avons absorbés entièrement la culture de notre lieu de naissance. Puis, éventuellement, un processus d’éveil spirituel peut se produire, plus tard dans notre vie. On se rappelle progressivement que nous sommes plus que l’identité que la culture humaine nous a donnée. Il arrive ensuite qu’on en vienne à se dire « Mais qu’est-ce que je fais ici ! »…. ou on se le dit en termes un peu moins polis 😉

À ce moment de notre vie où notre identité spirituelle refait surface, on aimerait bien trouver rapidement de nouveaux repères et savoir comment « jouer » le jeu de la vie humaine en y survivant sans trop d’inconfort. L’expérience se poursuit, puisqu’on se réveille chaque matin, de nouveau, et on se retrouve dans cette expérience en-corps… alors il faut bien gérer au mieux. Voici donc quelques éléments d’un petit guide de survie spirituelle, quand on se retrouve avec la conscience d’être sur une planète de dualité et de peur, alors qu’on ressent que la vérité est dans l’amour, la compassion, la coopération et le partage. Nous percevons le décalage, nous voyons que la peur et les limitations dominent, et que pratiquement tous sont atteints d’amnésie spirituelle, ne se souvenant plus de leur véritable essence. Alors comment se positionner ?

Reléguer la perspective de notre ego en arrière-plan

En se rappelant que nous sommes plus que notre ego, plusieurs réagissent en tentant de l’éliminer. Dans les pires cas, certains vont jusqu’à référer constamment à eux-mêmes à la troisième personne. Mais, ce qui ne fonctionne pas dans cette approche, c’est qu’on ne peut être humain et vivre dans la dimension physique sans avoir au moins un ego minimal. C’est comme le logiciel de formatage de base pour pouvoir fonctionner en tant qu’être humain. Vouloir l’éliminer ne rime à rien, puisque toute communication verbale ou non verbale, toute interaction avec le monde en tant qu’être humain, nécessite la présence d’un ego. Ce qui est à éliminer, c’est l’ego souffrant, incroyablement alourdi et rigidifié par ses peurs et ses croyances limitantes.

Pour bien survivre, il s’agit de reléguer la perspective de notre ego en arrière-plan et placer au premier plan notre Présence, notre conscience d’exister, simplement. En ne laissant pas notre ego être le centre de notre conscience, nous déplaçons en même temps vers l’arrière-plan l’identité humaine qui va avec. En diminuant l’emphase mise sur notre personnage humain et son histoire, nous ressentons de moins en moins le besoin de se défendre, de se justifier, d’avoir raison. Nous sommes plus présents à ce qui est, simplement, sans rigidité, et nous sommes davantage dans l’écoute et l’accueil des autres et du monde. Ça permet d’éviter un tas de discussions inutiles, d’argumentations stériles, et d’émotions pas très agréables. En tant que présence plus flexible, avec une identité et des croyances moins fixées, nous fonctionnons avec un ego minimal… cet ego « mini-mal » génère, justement, un minimum d’inconfort existentiel 😉 En combinant ce changement de focus avec ce qui suit (centrer son intention sur les vertus du cœur), les pensées limitantes et la rigidité vont se dissoudre progressivement, comme la glace au soleil du printemps.

Se centrer sur les vertus du cœur comme repères

La culture humaine actuelle n’a pas que du mauvais, mais il ne faut pas avoir peur d’affirmer qu’elle est encore très primitive. Les guerres, la corruption, la famine, la violence, l’intolérance, la dictature, tout cela est encore très présent en 2021. En grandissant, nous absorbons les messages pas trop subtils de cette culture. En écoutant les sports ou les concours de télé-réalité, on vous dira qu’il n’y a d’honneur et récompenses que pour les gagnants. En écoutant la télé et les séries, ainsi que les nouvelles politiques, on vous dira que la domination par la force, le contrôle abusif et la vengeance sont ce qui mènent le monde (Games of Throne, anyone?). En classe, on vous éduquera selon un modèle précis, et tant pis s’il ne vous convient pas. Donc, en s’éveillant à notre réelle nature, qui est amour inconditionnel, bonté, bienveillance, compassion, nous nous sentons souvent, au départ, étranger en ce monde.

Il est important, pour ne pas tomber dans une « colère secondaire », de ne pas se révolter en bloc et avec violence à cet état du monde – on ne ferait alors qu’ajouter à la soupe d’émotions négatives et de manifestations malveillantes. Ce ne serait pas donner suite de façon noble à notre prise de conscience spirituelle. Pour que notre vraie identité spirituelle survive avec grâce, il faut s’ancrer solidement dans les valeurs du cœur comme la bienveillance, la compassion, la gratitude, la générosité, la coopération, et tout ce qui est du même niveau vibratoire. En ciblant ces valeurs avec notre intention, sans relâche, nous bonifions ce monde, plutôt que de se faire avaler par la culture ambiante. Notre liberté d’intention est un de nos plus grands pouvoirs, il faut l’orienter avec sagesse, en le centrant sur ce que j’appelle notre Coeur de Lumière.

Autre point : ne pensons pas que remettre l’ego à sa place et calmer le mental suffit à l’éveil du cœur. Il se peut que la bienveillance et la compassion prennent spontanément la place que nous dégageons. Mais bien des gens vont pratiquer la méditation pendant une bonne période, et il ne s’ensuit pas nécessairement un recentrage spontané et profond sur les vertus du cœur. Alors n’attendons pas dans le vide et manifestons consciemment les vertus du cœur en toute situation. Le véritable éveil est celui du Coeur spirituel.

Ne pas résister à ce qui est dans sa situation actuelle

Il arrive souvent que notre éveil spirituel s’amorce suite à une situation éprouvante. Ce contexte rend plus difficile encore l’acceptation de notre condition humaine. Nous avons à déjà à accepter la finitude humaine commune à tous, et puis, les défis propres à notre situation personnelle. Y compris le trauma qui peut avoir été à l’origine de notre mise en route spirituelle.

Vous avez sûrement déjà entendu parler de la distinction entre douleur et souffrance. C’est par la résistance à une situation générant de la douleur que nous créons la souffrance. Nous pouvons avoir une fracture de l’avant-bras, avoir de la douleur, et soit rester calme et bien centré, ou soit résister à cette réalité, et souffrir en s’enfonçant dans la culpabilité, le déni, le jugement, le désespoir, la colère, ou autre. Donc, plus on accepte sans résistance ce qui est, dans notre présent immédiat, et moins de souffrance on génère dans notre psyché. Et plus on peut agir de façon constructive et créative à ce problème ( https://coeurdelumiere.net/lacherprise/ ).

Cela ne veut pas du tout dire de se soumettre à tout ce qui survient. Je me tasse avant que le train ne me passe dessus. Je fais tout ce qu’il faut pour préserver mon intégrité, y compris mettre des limites aux gens toxiques qui sont trop souffrants pour être conscients de la douleur qu’ils infligent aux autres. Mais, une fois qu’une douleur est présente, rien ne sert de refuser ou de se rebeller contre cette perte, cette maladie, ce deuil, cette blessure. Nous avons à nous soigner avec le plus de compassion et de bienveillance possible et apprendre de cette situation afin de savoir prévenir les récidives.

Être responsable d’abord et avant tout de son espace personnel

Vous voyez plus clair. Vous vous sentez mieux, vous vous positionnez plus facilement par rapport à ce qui arrive. Et puis… vous aimeriez que les autres autour de vous voient ce que vous voyez. Vous voudriez « changer le monde », aussi. Bon, n’oubliez pas que vous êtes un être humain parmi 8 milliards en tout. La personne sur laquelle vous avez le plus de pouvoir, c’est vous-même.

Il est approprié de mentionner, dans ce petit guide de survie, d’éviter le « syndrome du sauveur ». Les gens ayant une affinité pour le spirituel sont souvent des aidants naturels, aussi. Mais, on ne peut vider l’océan avec une chaudière. Simplement de manifester, à chaque moment, les vertus du cœur qui sont nos repères, est ce que nous pouvons faire de mieux pour soi, pour les autres, et pour ce monde. Garder notre espace personnel plein de lumière est d’amour est la base. Le reste, les projets qui inspirent, les gestes de compassions qui aident les plus souffrants, les gestes de guérisons, sont secondaires, et s’appuie sur la clarté de la manifestation notre identité profonde.

Restons conscients que les autres sont aussi libres que nous, et leurs préoccupations actuelles sont différentes des nôtres. Les changements profonds dans la structure énergétique des gens sont rares. Ces transmutations n’arrivent pas simplement après une discussion sur la spiritualité avec « cette personne gentille aux idées étranges »… Cette brève rencontre, ce mot écrit via internet, sont autant de petites semences, mais tous reviennent à leur identité spirituelle à leur heure. Chacun joue le jeu à sa façon et tous ne sont pas rendus au même endroit dans leur vie présente, ni dans leur évolution en tant qu’âme, Nous ne savons pas non plus exactement ce que cette autre personne, au niveau spirituel, voulait venir expérimenter dans sa vie actuelle.

Au niveau social, il est fort probable que la terre soit encore un endroit très primitif à la fin notre présente vie. Et si la Terre est ainsi parce que nos âmes veulent ce genre de défi ? Oui, avec les décennies et les siècles, la civilisation humaine va lentement évoluer, mais les chapitres du jeu se comptent en siècles, pas en mois. Une civilisation planétaire est un projet de très longue haleine. Un énorme bateau de croisière ne peut rapidement changer de direction de façon notable, surtout quand les multiples capitaines ne partagent pas les mêmes intentions.

Alors, si on a besoin de se retrouver avec des gens qui partagent en majeure partie notre vision de la vie, mieux vaut cibler des gens qui portent déjà les couleurs que nous aimons nous aussi porter, plutôt que de forcer les gens à proximité à changer leurs préférences.

 

Ce petit guide est loin d’être exhaustif, mais ces conseils de base peuvent nous éviter beaucoup de drames et de souffrances inutiles. Vous pouvez ajouter vos propres suggestions dans la section des commentaires ci-après, si vous vous sentez inspiré à le faire 🙂

Simplicité et Paix à vous tous !

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5 commentaires sur “Petit guide de survie sur une planète de dualité, de peur et d’amnésie spirituelle

  1. Merci Wizz,

    Je résumerai ce riche partage …
    Celui qui a le courage de choisir de mourir à qui il croit être ressuscite à qui il est … et qu’il a toujours été : LUMIÈRE DE VIE ET GRÂCE DE L’AMOUR…
    Cet être passe du régime de survie de ce monde à la Vie Une Éternelle …

    Meilleurs vieux à toi et les tiens …

    Sosefo Sept « Life is life »

    1. Haha… Considérant que je m’améliore en sagesse en vieillissant, car je me rappelle de plus en plus qui je suis vraiment, il est tout de même assez juste de dire « Meilleur vieux » … 😉

      1. Nous ne vieillissons pas … nous nous bonifions en sagesse … en intelligence et en amour … souhaitons arriver jusqu’à la sagesse qui nous livrera le secret de la vie éternelle ….

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